Alexandra Samyn

 

 

Fondatrice de K[ré] en 2015, Alexandra est photographe amateur à ses heures perdues...enfin ses heures perdues ... c'est-à-dire entre son vrai métier de Directrice Supply Chain pour une société de boxes par abonnement, la création de K[ré], le Krav maga,... 

 

 

 

Petite interview croisée-dynamique pour mieux se connaître : 

 

Alexandra, d'où t'es venue l'idée de K[ré] ? 

Lors d'un week-end à Hambourg avec des amis ! Au détour d'une balade dans le quartier bobo de la ville, j'ai vu dans un magasin de décoration un concept similaire mais la finition ne me plaisait pas : réalisé sur du médium, le produit était trop léger et le résultat final pas assez travaillé je trouvais.

Mais je suis tombée amoureuse de l'idée du petit objet de décoration facile à placer dans son intérieur. De retour à Paris, je me suis jetée sur la réalisation de prototypes et j'ai créé K[ré] dans la foulée.

Au fil des mois j'ai réalisé plusieurs tests jusqu'à trouver le bon bois, la bonne finition, la bonne technique de gravure,... il en a fallu des heures et des critiques pour aboutir au résultat d'aujourd'hui. 

 

Et le nom K[ré] ?

Alors ça, je dois bien avouer que c'est venu lors d'une discussion avec un ami à qui je parlais de l'idée, j'étais partie sur un tout autre nom à consonance plus anglo-saxonne et il m'a dit "mais tu pourrais jouer sur le K et faire quelque chose en français" et spontanément K[ré] est venu et le logo avec en mettant le [ré] en exposant. Quand tout s'enchaîne naturellement à partir d'une idée, on sait qu'on tient le bon bout ! 

 

Qu'est-ce qui t'a décidé à te lancer dans l'aventure ? 

Et bien tout d'abord je suis fan du concept, ça aide beaucoup ! Ensuite quelques jours seulement après être rentrée d'Hambourg il est arrivé quelque chose d'assez extra-ordinaire (heureusement q'une amie était là pour en témoigner, je me pince encore pour savoir si c'était vrai parfois !). Nous étions donc en train de prendre un verre avec une amie et je lui montrais les premiers prototypes que j'avais réalisé pour avoir son avis. 

Et là...un monsieur attablé avec son fils à côté de nous, nous a abordé en nous demandant ce que c'étaient que ces objets. Je lui ai expliqué le concept et il a adoré , au point de me demander à brûle-pourpoint: "Les deux  là vous les vendez combien ?" ... Totalement prise au dépourvu j'ai marmonné 10€ sans trop comprendre ce qui était en train de se passer... Il est parti peu après et j'ai réalisé sous le regard incrédule de mon amie que je venais de réaliser ma première vente ! Si après ça, je ne me lançais pas pour de vrai...

 

Tu dois être un peu manuelle à la base ? 

Pas du tout... très loin de là même. J'ai appris au fur et à mesure: j'ai acheté une ponceuse et fait mes premiers tests sur mon balcon (une chance que les voisins ne se soient jamais plaints!). J'ai parcouru la région parisienne pour rencontrer des menuisiers et des artisans ébénistes pour trouver les bonnes techniques et matériaux.